Radio-DD

DEMAIN

5 mai 2020

A l’heure du dernier chapitre de la crise sanitaire qui va laisser place à une crise économique sans précédant, les lobbies tels que les constructeurs automobiles, le secteur aérien, la filière agroalimentaire et les industriels du plastique utilise l’état d’urgence sanitaire pour délaisser les préoccupations environnementales d’une planète en danger. 

La guerre menée pour sauver l’éco-système est un combat essentiellement populiste, la plupart des militants assidus à cette cause sont les agriculteurs paysans, les générations x,y,z, les commerces locaux, etc. 

En Europe, il doit être évident qu’enlever le facteur de « l’écologie » dans l’expansion des multinationales doit être plus facile pour accéder à la pleine puissance des pays occidentaux. 

Et de l’autre côté du globe, les décisions politiques ne sont pas vertes non plus. D’un côté nous avons Donald Trump qui propose joyeusement un remède miracle d’injection de gel hydro-alcoolique dans le corps humains pour supprimer le covid-19 et de l’autre, l’empire russe cloisonne la liberté de presse et fait des stocks de denrées vitales, Vladimir Poutine est prêt à conquérir le monde et devenir la première puissance mondiale. 

Et la Chine, foyer de villages surnommés « cancer » car des millions d’habitants sont cloisonnés dans leurs villes inondées de particules fines.

Alors, je me demande avec une touche d’humour qui ne vaut pas moins mon sérieux: « quels types de robots vont être mis au travail par les lobbies pour continuer à faire tourner leurs économies quand il n’y aura plus d’habitants/consommateurs prêt à travailler 15h par jour dans des usines au nom de la richesse mondiale ? »

Et je me sens pas du tout concernée par la situation, j’observe la danse depuis mon habitation protégée, confinée avec des armoires remplies de farine. La Belgique met en place une stratégie de déconfinement qui nous ne laisse pas indifférents : nous allons pouvoir aller au golf, faire du kayak et s’acheter des vêtements. J’ai vraiment hâte que le décathlon ouvre pour m’acheter une raquette de tennis que je n’ai pas les moyens de me payer. 

Aujourd’hui, l’économie mondiale s’effondre et nous sommes confinés dans des habitations loin de nos proches pour regarder le spectacle. 

Derrière nos écrans, nous regardons la chorégraphie du monde prendre son envol pour finir les deux pieds sur le sol 6 pieds sous terre. Forte heureusement, tout n’est pas perdu, l’essence coûte 1,035€ le litre et les supermarchés sont vides car les saisonniers qui travaillaient pour 3€ de l’heure pour les grandes productions d’avocats, d’huile de palme et de légumes se retrouvent sans travail et sans ressource pour survivre.