Radio-DD

Tribune

21 juin 2020

L’année débute, les bonnes résolutions peuvent commencer.On se situe entre 25 et 30 ans, et on est à la recherche d’un passage qui nous mènera vers l’autre versant de la colline. Le besoin de se sentir utile et responsable, de se créer un fil d’Ariane pour avancer dans nos vies.

Il y a deux ans, le collectif Building Social Resilience est né. Building, construire un avenir, pour nous, pour les gens qui nous entourent, pour la société. C’est bien plus qu’une maison qui a été rénovée, c’est un chemin sur lequel on se balade pour faire résonner nos existences dans un monde qui donne l’impression de s’écrouler.

En 2017, les journaux australiens avertissent la population de se protéger du soleil qui fait monter les températures du continent jusqu’à 40 degrés. « mettez de la crème solaire et ne regardez pas le soleil», disait-il. Et pour cause, c’est pas un hasard, le territoire des kangourous est menacé par un trou dans le couche d’ozone.

J’allume la radio et j’écoute l’année brûlante 2020 qui débute, l’Australie meurt, la population vit entre des flammes de l’enfer allant jusqu’à 12mètres de haut, les koalas ne peuvent même plus se raccrocher aux branches et la moitié des espèces animales disparaissent.. Encore un événement qui finira dans le Guinness Book.

On suffoque devant cette terre que les générations précédentes ont détruites, on est asphyxié par les événements climatiques qui s’enchaînent.. On aimerait lever les bras plus haut, on aimerait crier, on aimerait arrêter de vivre pour laisser respirer cette terre qui est en train de rentrer en apnée.

En 1978, on écrivait un article dans la déclaration des droits de l’homme et des citoyens qui garantissaient aux humains la liberté, la propriété et la sûreté. Social, c’est en communauté que l’on doit agir face à l’oppression et aux inégalités. On parle d’une terre qui brûle mais de l’autre côté du globe, on écrit sur des immigrés de l’Afrique Subsaharienne qui souffre sous le soleil italien pour cueillir des légumes pour recevoir en contre partie de la violence physique, morale et un salaire de misère.

« vos tomates dans votre salade gourmande n’ont aucun goût ? ». Je peux vous l’assurer, du goût elles en ont… Mais c’est pas celui que vous imaginez. Elles ont un goût acre d’esclavage moderne, de consommation abusive et de mépris.

Si vous rougissez avec ces mots, ce n’est pas mon but. Je n’accuse personne. C’est avec Résilience que nous devons agir. Les erreurs font partis de la vie, de la terre. Ne baissons pas les bras sur notre canapé devant la télé à regarder les infos. Mais analysez notre Guacamole qui est devenu plus rentable que la cocaine et et nos tomates remplies de sang des grandes distributions.